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Zona : causes, symptômes et traitements

Vous avez eu la varicelle dans votre enfance ? Vous pourriez contracter le zona à l’âge adulte, sans le savoir.
Causée par la réactivation du virus varicelle-zona, cette infection virale touche près de 300 000 Français chaque année.
Souvent bénigne, elle peut entraîner des douleurs intenses, des complications graves ou des séquelles durables.
Heureusement, des solutions existent pour limiter les poussées et atténuer les symptômes.
Découvrons ensemble comment reconnaître cette maladie infectieuse, comprendre ses causes, et surtout comment l’éviter.

Qu’est-ce que le zona et d’où vient-il ?

Le zona est une maladie virale causée par la réactivation du virus varicelle-zona, déjà contracté lors de la primo-infection par la varicelle.
Après la guérison, le virus ne disparaît pas : il reste latent dans les ganglions nerveux sensitifs.
Plus tard, souvent après 50 ans ou lors d’une baisse du système immunitaire, le virus peut se réactiver.

Cette réactivation du virus entraîne une inflammation douloureuse des nerfs, souvent au niveau du thorax, du tronc ou du cuir chevelu.
Le zona est une infection virale non mortelle, mais très douloureuse, notamment dans ses formes graves.
Elle touche seulement un côté du corps et affecte les zones cutanées, et ophtalmiques et les muqueuses.

Selon l’Ameli, 1 personne sur 4 contractera le zona au cours de sa vie.
Les risques augmentent avec l’âge, en cas d’immunodépression, de VIH, de chimiothérapie ou de stress intense.
Le zona ophtalmique et les atteintes neurologiques restent rares mais sévères.

Le virus responsable, un herpès virus appelé virus varicelle-zona, est de la même famille que l’herpès simplex.
Il s’agit donc d’une infection infectieuse à fort potentiel de réactivation et de complication.

Quels sont les symptômes à reconnaître ?

Les premiers symptômes du zona apparaissent souvent de manière insidieuse.
Vous pouvez ressentir des picotements, des brûlures ou des douleurs nerveuses intenses avant même l’apparition des éruptions cutanées.
Ces douleurs sont appelées névralgies ou algies et peuvent persister longtemps.
Elle débute par des taches rouges, des papules, puis des vésicules remplies de liquide clair.
Ces vésicules évoluent en croûtes et peuvent laisser des cicatrices si elles sont grattées.

Ces lésions cutanées apparaissent toujours sur un seul côté du corps, généralement le thorax, l’abdomen ou le visage.
Les formes ophtalmiques, génitales ou néonatales peuvent entraîner des complications oculaires, pulmonaires ou neurologiques.

Des symptômes infectieux accompagnent souvent l’éruption : fièvre, maux de tête, ganglions enflés, fatigue intense.
Des formes graves peuvent entraîner une paralysie faciale, une encéphalite ou une kératite sévère.

Chez les personnes immunodéprimées, les femmes enceintes ou les nourrissons, le zona peut devenir une maladie virale grave, voire mortelle.

Comment se transmet le virus du zona ?

Le zona lui-même n’est pas directement contagieux d’une personne à l’autre.
Cependant il est possible qu’une personne atteinte du zona peut transmettre le virus varicelle-zona à une personne non immunisée, qui développera alors une varicelle.

La transmission du virus se fait par contact direct avec les vésicules, ou par les gouttelettes de salive. La contamination est possible tant que les lésions cutanées ne sont pas complètement cicatrisées.
La période de contagion s’étend de l’apparition des boutons jusqu’à la formation des croûtes.

La contagiosité est plus forte si les lésions sont nombreuses, infectées ou situées sur les muqueuses.
Des précautions sont nécessaires : éviter les contacts proches, ne pas gratter, couvrir les vésicules et désinfecter les plaies.

L’infection par le virus reste latente, mais elle peut réactiver le zona à tout moment si les défenses immunitaires sont affaiblies.
La prévention repose donc aussi sur le renforcement de votre système immunitaire.

Quels traitements pour soulager le zona ?

Le traitement du zona repose sur une prise en charge rapide, dès l’apparition des premiers symptômes.
Un traitement antiviral (type aciclovir) est souvent prescrit pour freiner la réactivation virale et réduire la durée de l’infection.

Ce traitement antiviral doit être pris dans les 72 heures suivant les premiers signes pour être efficace.
Les antiviraux (aciclovir, valaciclovir, famciclovir) agissent contre le virus et limitent les complications.

Les douleurs intenses sont soulagées par des antalgiques ou des anti-inflammatoires.
En cas de douleurs persistantes, des corticoïdes, anticonvulsivants ou antidépresseurs peuvent être prescrits.

Pour éviter la surinfection bactérienne des vésicules, un antiseptique local est recommandé.
Des crèmes apaisantes ou des compresses fraîches peuvent soulager les démangeaisons cutanées.

Attention à ne jamais utiliser d’aspirine chez les enfants, ni d’antibiotiques sans avis médical.
Le grattage est à proscrire : il favorise la contamination, la surinfection et les cicatrices.

En cas de zona ophtalmique, un traitement ophtalmologique urgent est indispensable pour éviter les atteintes à la cornée.

Comment prévenir le zona efficacement ?


Le vaccin contre le zona (Zostavax ou Shingrix) est recommandé dès 65 ans ou dès 50 ans pour les personnes immunodéprimées.

Il s’agit d’un vaccin atténué ou à base d’antigènes, qui permet de stimuler vos anticorps contre le virus.
Selon la Haute Autorité de Santé, le vaccin réduit de 70 % les cas de zona et diminue fortement les douleurs post-zostériennes.

Il est également possible de se faire vacciner contre la varicelle, dès l’enfance, pour éviter de contracter le virus varicelle-zona.
Cette vaccination est essentielle pour les nourrissons, les femmes enceintes non immunisées et les professionnels de santé.

En parallèle, renforcez votre système immunitaire avec une alimentation équilibrée, du repos, une bonne hygiène et la gestion du stress.
Évitez les contacts rapprochés avec les personnes atteintes d’éruptions cutanées.

La prévention passe aussi par la vigilance : surveillez l’apparition des éruptions, surtout en cas d’antécédents de varicelle.
En cas de doute, une sérologie ou un test PCR permet de confirmer la présence du virus.

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