
Journée nationale du syndrome d’Asperger : mieux comprendre le TSA pour favoriser l’inclusion
Pourquoi une journée dédiée au syndrome d’Asperger et au trouble du spectre autistique ?
Vous vous demandez peut-être à quoi sert une journée nationale consacrée au syndrome d’Asperger. En ce moment, la sensibilisation à l’autisme progresse. Pourtant, les stéréotypes persistent. Cette journée vise à informer. Elle vise aussi à changer le regard sur les personnes autistes, enfants et adultes, et à rappeler que le trouble du spectre autistique (TSA) recouvre des profils très variés.
Actuellement, on parle davantage de TSA que de TED (troubles envahissants du développement). Le syndrome d’Asperger s’inscrit dans ce spectre autistique. Il concerne des personnes sans déficience intellectuelle, mais avec des difficultés marquées dans les interactions sociales, la communication sociale et des intérêts restreints.
Syndrome d’Asperger et TSA : de quoi parle-t-on exactement ?
Le syndrome d’Asperger fait partie des troubles du spectre autistique. Il se caractérise par des troubles de la communication, des comportements répétitifs, des particularités sensorielles et une altération des habiletés sociales.
Les personnes Asperger présentent souvent un langage verbal développé. En revanche, la communication non verbale, le contact visuel, la compréhension des codes sociaux et la réciprocité dans les relations sociales sont altérés.
En ce moment, les classifications médicales parlent d’un continuum. On ne parle plus d’autisme « léger » ou « sévère » de façon simpliste. On évalue plutôt le degré de sévérité des troubles, les besoins éducatifs et l’accompagnement nécessaire.
Une prévalence en hausse, un repérage plus précoce
Actuellement, le dépistage de l’autisme s’améliore. Les signes d’alerte sont mieux connus des parents, des enseignants et des professionnels de santé. Le repérage précoce permet un diagnostic d’autisme plus rapide.
Selon le site Enfant Surdoué, l’intervention précoce améliore nettement le développement des compétences sociales, cognitives et comportementales chez les enfants atteints de TSA. Cette donnée déconstruit une idée reçue fréquente.
Idée reçue : « le syndrome d’Asperger n’est pas un handicap »
Cette croyance est répandue. Elle est pourtant trompeuse.
La Haute Autorité de Santé rappelle que les troubles du spectre autistique constituent une situation de handicap durable, car ils impactent fortement la socialisation, la scolarisation, l’insertion professionnelle et l’autonomie au quotidien. Même sans déficience intellectuelle, les difficultés sociales et sensorielles peuvent être majeures.
Cette réalité explique l’importance d’un accompagnement adapté, pour les enfants comme pour les adultes autistes.
Les particularités sensorielles et comportementales souvent méconnues
Les personnes Asperger présentent fréquemment une hypersensibilité sensorielle. Les stimuli visuels, sonores ou tactiles peuvent provoquer une surcharge sensorielle. Cela génère de l’anxiété, des comportements répétitifs et un retrait social.
Ces comportements atypiques ne sont pas des caprices. Ils constituent une réponse neurologique à un environnement perçu comme envahissant.
En ce moment, ces aspects sensoriels sont mieux pris en compte dans les prises en charge éducatives et comportementales.
Diagnostic, scolarisation et inclusion en milieu ordinaire
Le diagnostic repose sur des critères diagnostiques précis. Il implique souvent un pédiatre, un psychiatre, un psychologue et un Centre Ressource Autisme (CRA). Cette démarche permet de poser un diagnostic fiable et d’orienter la prise en charge.
Ensuite, la scolarisation en milieu ordinaire devient possible grâce à des dispositifs comme les AVS, les SESSAD ou les IME lorsque nécessaire. L’objectif reste l’inclusion.
Actuellement, le Plan Autisme renforce ces dispositifs pour favoriser la socialisation et l’accès à l’éducation structurée des jeunes autistes.
À l’âge adulte : des difficultés invisibles mais réelles
On parle souvent des enfants autistes. Pourtant, les adultes Asperger rencontrent aussi des obstacles. Les relations sociales, l’insertion professionnelle et la compréhension sociale restent complexes.
Beaucoup de personnes sont diagnostiquées tardivement, à l’âge adulte. Elles découvrent alors que leurs difficultés ont une origine neurologique et non comportementale.
Cette reconnaissance change profondément leur parcours de vie.
Le rôle des aidants et des associations
Les parents d’enfants autistes, les aidants et les associations comme Autisme France, Sésame Autisme ou Asperger Aide France jouent un rôle central. Ils accompagnent les familles, facilitent l’accès à l’information et soutiennent les démarches diagnostiques et éducatives.
La journée nationale du syndrome d’Asperger met aussi en lumière leur engagement quotidien.
Une prise en charge précoce et pluridisciplinaire
La prise en charge comportementale, éducative et sensorielle améliore le comportement adaptatif. Les méthodes basées sur l’analyse appliquée du comportement, l’éducation structurée et les interventions précoces montrent des résultats positifs.
France Mutuelle rappelle l’importance de l’accès aux soins psychologiques, aux consultations spécialisées et aux accompagnements éducatifs pour les personnes atteintes de TSA.
Sensibiliser pour changer le regard sur le syndrome d’Asperger
Cette journée nationale n’est pas symbolique. Elle permet de déconstruire les stéréotypes sur l’autisme, le syndrome d’Asperger et les troubles autistiques. Elle rappelle que ces personnes présentent des compétences, des intérêts spécifiques et des aptitudes parfois remarquables.
Mais surtout, elle souligne que ces particularités nécessitent compréhension, adaptation et inclusion.

